Etre une maman comme les autres.

Même si un avant-goût de la vie de famille pendant les quelques week-ends d’acclimatation m’avait donné quelques repères, l’immersion dans ma nouvelle vie me demandait plus d’investissement, d’énergie et des capacités d’organisation à mettre en place. Il fallait tenir compte de mon handicap, de mes contraintes, de mes limites, de l’âge de mes filles : l’aînée avait 9 ans, était en CM1 et les jumelles avaient 7 ans et étaient en CE1, une des jumelles était diabétique insulinodépendante depuis 2 ans.

J’étais devenue à présent une maman sur deux roues et à mi-temps et la situation devenait un peu plus compliquée qu’avant.

Pour être une maman comme les autres, j’étais prête à redoubler d’efforts. L’intention étant plus forte que mon état physique, je ne lésinais pas sur l’énergie déployée pour satisfaire des moments partagés.

J’étais motivée tout naturellement.  

Une étude a été menée par Sabine de Fougières[1], psychologue clinicienne, sur les effets du handicap parental sur les enfants : elle affirme que le handicap moteur n’a pas d’impact négatif sur le développement de l’enfant, plutôt même des effets bénéfiques (sensibilité accrue aux besoins des autres, autonomie plus importante).

J’avais réduit toutes les barrières pour créer une vie de famille agréable grâce :

  • A l’accessibilité intérieure et extérieure de la maison,
  • A l’aide matérielle des aidants familiaux (que j’aborderai plus tard),
  • A un sentiment de bien-être, sans frustration, ni stress.

 

 

[1] Sabine DE FOUGIERES, Impact du handicap parental, Accompagnement à la parentalité 2017

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