Renaître par résilience

Je me sentais comme une forêt dévastée après un incendie, dont la végétation repousse doucement. Comme toute renaissance, l’évolution serait longue et progressive.

Ce concept, appliqué à l’humain, permettrait d’expliquer le processus de reconstruction qui s’opérait en moi.

D’abord, c’était mettre des mots sur le traumatisme, l’accident, source de réactions émotives. Exprimer ma douleur par des pleurs était un moyen de délivrance. Je n’avais pourtant aucune colère, ni rejet de la situation.

Ensuite, dans une perspective à long terme, c’était « assumer les faits, leur donner un sens et les intégrer dans mon histoire personnelle[i] ». Il s’agissait nullement de minimiser l’importance de l’événement ou de me « blinder » mais de devenir l’actrice de ma reconstruction en affrontant les épreuves.

Pour activer ce pouvoir de résilience, Jean-François Marmion décrit les ressources mobilisables :

  • Les ressources internes : bonnes compétences intellectuelles, sociabilité, estime de soi, sentiment de sécurité, croyances solides, sens de l’humour,
  • Les ressources familiales : éducation correcte, bonne relation avec de bons parents, famille structurée,
  • Les ressources extrafamiliales : l’appui apporté par les adultes bienveillants, une aide sociale.

 Consciente de ma force, j’avais toutes les cartes en main pour métamorphoser la douleur et transformer mon destin.

Resilience

 

[i] MARMION Jean-François La résilience, mythes et réalité. N°194 juin 2008 Sciences humaines