Christine B.

Je me souvins de Christine B, une aidante, avec qui le courant est tout de suite bien passé : la rencontre m’était plutôt bénéfique et l’interaction qui nous liait faisait de notre relation, au départ professionnelle, une amitié respectueuse mais sincère. Elle favorisait mon bien-être physique et moral tout en respectant mon espace de liberté, mes choix. Elle pouvait tout aussi bien me suggérer une sortie (cinéma, par exemple) que j’acceptais volontiers. Cette relation de négociation de mes habitudes de vie bousculait mon quotidien et j’appréciais ces escapades improvisées.

Pouvoir confier ses états d’âme et avoir une écoute bienveillante sans jugement mais juste avait, pour moi, une dimension qui dépassait la relation professionnelle.

J’avais envie d’un séjour à Paris et Christine B accepta de m’y accompagner quelques jours : ces moments de partage et d’intimité sortaient du cadre strict imposé par les conventions et j’oubliais vite les contraintes de la relation. Elle avait beaucoup d’humour et moi, de mon côté, je riais de situations rocambolesques si bien que, je prenais plaisir à visiter la capitale comme l’auraient fait deux amies.

1999 juillet paris 1 1