Séverine.

Je n’étais pas en mesure de réaliser tous les actes matériels ou physiques et Séverine, la jeune fille choisie par mon ex mari en mon absence, suivait le rythme des semaines et était présente pour les accompagner à l’école, faire à manger, aider à la douche ou à l’habillage. Mes parents étaient toujours en activité professionnelle en Bourgogne et ne descendaient qu’aux vacances scolaires. Même si la présence de Séverine était nécessaire voire indispensable, elle m’était imposée car non choisie : l’interaction entre nos deux personnalités et fonctions respectives demandaient une accoutumance et des affinités.

L’autorité partagée entre nos deux personnes posait parfois des problèmes. Je me devais d’être cohérente et juste en essayant de garder ma légitimité. Expliquer aux filles les raisons d’un mécontentement ou, au contraire, d’une satisfaction, m’apportait une reconnaissance sur mes compétences parentales. Pendant un an, elles avaient adopté Séverine comme référent de l’autorité mais, à présent, le contexte était différent.

1998 pinchi